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Saab-Bofors RBS 15

Saab-Bofors RBS 15 (Suède)




Caractéristiques Saab-Bofors RBS 15 et RBS 15F
Dimensions : longueur, 4,35 m; diamètre, 50 cm ; envergure, 1,40 m.
Poids : total, 780 kg (RBS 15) et 598 kg (RBS 15F) ; ogive, non communiqué.
Performances : vitesse maximale subsonique élevée; portée, 75 km.

C'est en 1979 que la Saab-Bofors Missile Corporation fut choisie pour assurer la construction du RBS 15. Cet engin remplacera le Penguin Mk II à bord des bâtiments de la classe Spica et des classes subsé­quentes. Sa version air-mer RBS 15F, dont la réalisation a été déci­dée en août 1982, arme les avions d'attaque Saab Viggen de la Royal Swedish Air Force ainsi que les appareils de la nouvelle génération Saab JAS pour leurs missions anti­navires.
Le RBS 15 est transporté ailes repliées dans un conteneur -lanceur autonome. Il se compose de trois sections. La partie avant renferme le radar numérique actif à impul­sion PEAB (bande Ku), ainsi que son microprocesseur et l'électroni­que associée. La partie médiane contient l'ogive à fragmentation FFV, dotée d'une fusée à retarde­ment et d'un fusée de proximité. La partie arrière est occupée par le turboréacteur Microturbo TRI-60.
En version mer-mer, la poussée ini­tiale est fournie par des moteurs­fusées extérieurs, largués après environ trois secondes de combus­tion. L'altitude est contrôlée par un altimètre radio, et la trajectoire par un pilote automatique couplé aux ailerons cruciformes placés en queue de l'engin. La mise en oeuvre du RBS 15 se déroule généralement comme suit : les radars actifs et passifs du bâtiment porteur fournis­sent en permanence au missile les paramètres de tir qu'ils recueillent.
Lorsqu'un navire ennemi est repéré, la mise à feu a lieu. Les moteurs­fusées sont largués après avoir amené l'engin à sa vitesse de croi­sière. A ce moment, le RBS 15 prend la direction présumée de l'objectif. Son altitude de croisière, préprogrammée, est plus ou moins élevée en fonction de la présence d'obstacles éventuels (îles par exemple). Elle est diminuée en fin de parcours, tandis que le missile procède a l'acquisition de sa cible. La phase terminale du vol se fait au ras des vagues. Si aucune cible n'est repérée, l'engin s'autodétruit automatiquement.