Missile sol-air Tan-SAM (Japon)

Caractéristiques Tan-SAM
Dimensions : longueur, 2,70 m; diamètre, 16 cm.
Poids de lancement : 100 kg.
Performances : plafond maximal estimé à 3 000 m; portée maximale estimée à 7 000 m.

C'est vers le milieu des années soixante que Toshiba a lancé la construction du missile sol-air de faible portée Tan-SAM, appelé à remplacer la vaste gamme des canons antiaériens qui étaient utili­sés jusque-là par les forces japo­naises de défense terrestre et qui, pour la plupart, dataient de la Seconde Guerre mondiale. Vu le manque chronique de crédits, sa mise au point a été très lente : essais techniques de 1972 à 1977, essais opérationnels en 1978-1979, début de fabrication en série sous le nom de « missile sol-air SAM Type 81 » à la fin de 1980, et livraison des premiers modèles en 1982. Aujourd'hui environ 1800 unités ont été produites. 
Les trois compo­sants essentiels du système sont le missile lui-même, le lanceur et le système de contrôle de tir. Le mis­sile est propulsé par un moteur­fusée à un étage à carburant solide qui lui confère une vitesse de pointe de l'ordre de Mach 2,4, mais qui émet beaucoup de fumée, ce qui risque d'entraîner le repérage du lanceur et donc sa destruction. Le missile est doté d'une tête explo­sive et d'un système autodirecteur à infrarouge. Quatre ailettes fixées au milieu du fuselage assurent sa stabi­lisation. Les ailerons de commande sont placés en queue.
Le lanceur est monté sur un véhi­cule léger de Type 73. Après utili­sation des quatre missiles disponi­bles, il est rechargé par système hydraulique, mais les nouveaux engins doivent être sortis manuelle­ment de leur conteneur. Le lanceur est stabilisé en position de tir par des vérins hydrauliques.
Le dispositif de contrôle de tir comprend un radar de recherche, un ordinateur et trois tubes catho­diques qui affichent les paramètres de l'appareil ennemi. L'antenne du radar pivote à 10 tr/mn et couvre un champ de 360° en azimut et 20° en élévation. Le radar est équipé d'un dispositif d'identification de cible. Sa portée est de 30 km et il peut suivre simultanément plusieurs objectifs. A l'arrière du véhicule se trouve un groupe électrogène. Le personnel comprend un chef de tir, un opérateur radar et deux servants.Il faut compter environ une demi­heure après la prise de position pour que le système Tan-SAM soit opérationnel, car les deux lanceurs, distants de 1 000 m au plus, doivent être reliés électriquement au poste de contrôle de tir. Ensuite, le radar commence sa recherche de cibles, et les informations qu'il recueille (distance, cap, altitude) apparais­sent sur les écrans. L'objectif est alors choisi par le chef de tir et suivi par radar. Quand il passe à portée, un missile est lancé.
La pre­mière partie du vol de l'engin se fait en pilotage automatique, puis la tête chercheuse à infrarouge prend le relais et le guide vers la cible jusqu'à destruction. Une batterie de Tan-SAM peut couvrir jusqu'à qua­tre objectifs en même temps.
Le système possède trois inconvé­nients majeurs : un manque de mobilité, une grande vulnérabilité liée à l'emploi du véhicule Type 73 non blindé et une cadence de tir relativement faible.
En 1995, une amélioration du système fit apparaitre la version SAM-1C. Un programme de modernisation connu sous le nom de Tan-SAM kai II a commencé en 2005.

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