Missiles mer-mer russes (Union Soviétique / Fédération de Russie)




Caractéristiques SS-N-12 « Styx »
Dimensions : longueur, 6,30 m; diamètre, 75 cm ; envergure, 2,75 m.
Poids : total, environ 3 000 kg ; ogive, environ 500 kg.
Performances : vitesse maximale, Mach 0,9; portée, 46 km (SS-N-2A et SS-N-2B) et 74 km (SS-N-2C).

SS-N-3 « Shaddock »
Dimensions : longueur, 19,90 m; diamètre, 86 cm ; envergure, 2,10 m environ.
Poids : total, environ 4 500 kg ; ogive, environ 1 000 kg d'explosif, ou charge nucléaire de 350 kt (SS-N-3A et SS-N-3B) et 2 300 kg d'explosif, ou charge nucléaire de 800 kt (SS-N-3C).
Performances : vitesse maximale, Mach 1,4; portée, 460 km.

SS-N-12
Dimensions : longueur, 10,70 m; diamètre; 86 cm ; envergure, environ 2,50 m.
Poids : total, environ 5 000 kg; ogive, environ 1 000 kg d'explosif, ou charge nucléaire de 350 kt. P
erformance : vitesse maximale, Mach 2,5; portée, 560 km.

C'est l'Union soviétique qui, la pre­mière, s'est intéressée dans les années cinquante aux missiles mer-­mer, dans l'espoir de contrebalan­cer la puissance des porte-avions américains et la menace de leur frappe nucléaire. Le premier engin de ce type, le SS-N-1 « Scrubber », fut relativement peu perfectionné et eut une durée de service limitée au sein de la marine soviétique.
Son successeur, le SS-N-2 « Styx », livré en 1959, fut par contre largement déployé. Modernisé à de nombreu­ses reprises, et a été largement exporté. Conçu pour donner à un petit bâtiment une puissance de feu comparable à celle d'une salve conventionnelle, mais avec une meil­leure probabilité de succès, il est propulsé par un moteur-fusée à car­burant liquide et armé d'une ogive conventionnelle très puissante.
Il a été utilisé sur de nombreux théâtres d'opérations par les armées égyp­tienne, syrienne, irakienne, vietna­mienne, indienne et chinoise, cou­lant bon nombre de navires de guerre et de cargos.
Il n'est cepen­dant guère efficace en présence de contre-mesures électroniques inten­ses. Livré en 1960, le SS-N-3 « Shad­dock » est un missile de grande taille essentiellement destiné à la lutte anti-porte-avions. Propulsé par un turboréacteur, il peut être tiré par un bateau ou par un submersi­ble émergé.
Sa première version SS-N-3C, équipée d'une tête nucléaire, d'abord mise en service sans système de guidage terminal et conçue comme une arme de frappe stratégique, fut rapidement suivie par le modèle mer-mer SS-N-3B et par le SS-N-3A lancé depuis un sous-marin.
Tous trois nécessitent un système de guidage externe lors­que leur cible est au-delà de l'hori­zon. Un SS-N-3B amélioré par des emprunts à la technologie du SS-N- 12 « Sandbox », qui remplacera le « Shad­dock » dans le futur, a été construit à la fin des années soixante-dix. Le « Sandbox » a été monté à partir de 1973 sur des navires à propulsion nucléaire modifiés de la classe Echo II tirant des missiles de croisière, puis sur des porte-avions de la classe Kiev; ou des croiseurs de la classe Krasina.
Le « Sandbox », dont la propulsion a été très améliorée, attaque au ras des vagues, à la dif­férence de son prédécesseur.
Le lancement de des croiseurs de la classe Kirov ou des sous-marins lan­ceurs de missiles de croisière de la classe Oscar, a nécessité la mise au point d'un nouvel engin, le SS­N-19, livré au début des années soixante-dix.

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