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Sexton (Canada)

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Caractéristiques
Sexton
Type : canon obusier automoteur.
Équipage : 6 hommes.
Poids : 25 855 kg.
Moteur : Continental à pistons en étoile de 9 cylindres développant 400 ch (298,3 kW).
Dimensions : longueur, 6,12 m; largeur, 2,72 m; hauteur, 2,44 m.
Performances : vitesse maximale sur route, 40,2 km/h; autonomie sur route, 290 km; gué, 1,01 m.
Armement : un canon obusier de 87,6 mm, deux fusils-mitrailleurs de 7,7 mm non montés et (sur certains véhicules seulement) une mitrailleuse Browning de 12,7 mm montée sur pivot.

Au début de l'année 1941, la British Purchasing Commission (Commission d'achats britannique) installée à Washington demanda aux autorités américaines s'il était possible de modifier le véhicule M7 Priest de façon qu'il puisse recevoir un canon obusier de 25 pdr (87,6 mm). Appré­cié des militaires britanniques, le M7 n'en présentait pas moins l'inconvé­nient majeur de ne pouvoir servir d'affût mobile qu'aux obusiers amé­ricains de 105 mm, un calibre que n'utilisait pas la British Army à l'épo­que. Les Américains acceptèrent de construire quelques exemplaires du M7 avec un obusier de 87,6 mm, sous la désignation T51, mais annon­cèrent en même temps qu'il leur serait impossible de produire le nou­veau modèle en série, leurs chaînes de montage étant déjà totalement accaparées. Les Britanniques décidè­rent alors de s'adresser aux Cana­diens, qui avaient ouvert une chaîne, quelques années auparavant, pour la construction du char Ram, un modèle sur le point d'être remplacé par les tanks américains M3 et M4. Jugé adéquat pour une conversion, le Ram fut doté, après transforma­tion, d'un canon obusier britannique de 87,6 mm. Ainsi naquit le Sexton.

Présentant la même configuration générale que le M7 Priest, le Sexton se distinguait de l'affût américain par divers points de détail. A gauche sur le M7, le poste du conducteur était placé à droite sur le Sexton. Ce der­nier était dépourvu de tourelle de mitrailleuse, mais son compartiment de tir était laissé à l'air libre, seule une toile protégeait des intempéries les six hommes que comptait l'équi­page. Enfin, une bonne partie de l'intérieur était occupé par des cof­fres à munitions et par les effets per­sonnels des membres de l'équipage; d'autres coffres, à l'arrière, permet­taient de transporter du matériel sup­plémentaire. L'épaisseur des blinda­ges ne dépassait pas 32 mm.

Le canon obusier de 87,6 mm était monté à l'intérieur d'un berceau conçu spécialement par les Cana­diens pour le Sexton. Ce berceau permettait un pivotement horizontal de 25° à gauche et de 40° à droite, propriété dont devait faire peu usage le Sexton. Rarement mis en couvre dans des opérations antichars, le véhicule anglo-canadien fut en effet utilisé quasi exclusivement comme pièce d'artillerie de campagne (tirant des obus brisants et des projectiles fumigènes); il se distingua particu­lièrement en appuyant la progression des divisions blindées alliées.

Construit à deux mille cent cin­quante exemplaires par les Montreal Locomotive Works de Sorel, au Qué­bec (sa chaîne de montage devait être fermée à l'automne 1945), le Sexton se révéla si fiable qu'il fut acquis par la suite par un grand nombre de pays. L'armée britannique employa le modèle jusqu'à la fin des années cinquante.

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