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SU-76 (Union Soviétique)

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Caractéristiques
SU-76
Type : canon automoteur.
Equipage : 4 hommes.
Poids : 10 800 kg.
Moteur : 2 GAZ à essence de 6 cylindres développant 70 ch (52,2 kW) chacun.
Dimensions : longueur, 4,88 m; largeur, 2,73 m; hauteur, 2,17 m.
Performances : vitesse maximale sur route, 45 km/h; autonomie sur route, 450 km; gué, 0,89 m.
Armement : un canon de 76,2 mm et une mitrailleuse de 7,62 mm.

Le canon ZIS-3 de 76,2 mm était non seulement une excel­lente pièce de campagne, mais éga­lement, en 1941, un bon canon antichar. Ainsi, la décision d'adopter le ZIS-3 pour une fabri­cation à grande échelle permit à l'armée Rouge de disposer d'une très bonne arme pour le restant de la guerre, et spécialement dans sa ver­sion automotrice.

Les événements de 1941 démontrè­rent à l'armée Rouge que ses chars légers étaient démodés, et ce type de blindé fut retiré des unités et de la production. Une chaîne avait été constituée pour le char léger T-70, on décida donc de convertir le T-70 pour emporter le canon ZIS-76, obte­nant ainsi une arme antichar très mobile. Le SU-76 était né (SU pour Samokhodnaya Ustanovka ou ver­sion automotrice). Les modifications nécessaires à l'installation du canon de 76,2 mm et de soixante-deux pro­jectiles restaient simples, mais le châssis du T-70 fut légèrement élargi et de nouvelles roues furent adaptées sur le train de roulement pour absor­ber l'excédent de poids. Les pre­miers exemplaires possédaient un canon monté en position centrale, mais, sur les modèles suivants, le canon fut déporté sur la gauche. L'épaisseur maximale du blindage était de 25 mm.

Le premier exemplaire fut livré à la fin de 1942, et les SU-76 arrivè­rent en service en nombre apprécia­ble dans l'armée Rouge au milieu de l'année 1943. A cette époque, le canon ZIS-3 avait perdu beaucoup de son efficacité contre les blinda­ges toujours plus épais des chars allemands. Aussi le SU-76 fut-il pro­gressivement utilisé comme appui-feu direct pour les divisions d'infanterie. Sa capacité antichar fut un peu amé­liorée avec l'introduction d'un nou­veau projectile antichar. Néanmoins, à la fin de la guerre, le SU-76 était dépassé par les canons automoteurs de plus gros calibre.

A partir de 1945, de nombreux SU-76 furent consacrés à d'autres missions : on en démontait les canons pour les utiliser comme trans­port de munitions, tracteur d'artille­rie ou véhicule léger de reconnais­sance. Quelques-uns furent équipés de canons antiaériens.

Après 1945, les nombreux SU-76 fabriqués furent vendus par l'Union soviétique à des nations amies, dont la Chine et la Corée. Mais la plupart des SU-76 revinrent aux forces du pacte de Varsovie. Les destinataires ne souhaitaient probablement guère un équipement en SU-76, car c'était un expédient du temps de la guerre, qui, de plus, n'offrait aucun confort à l'équipage. A part quelques rares exemplaires qui possédaient une superstructure blindée, le comparti­ment de l'équipage était ouvert à tous les vents et le conducteur se tenait assis à côté des deux moteurs, sans cloison étanche. L'armée Rouge avait baptisé le SU-76 « Sukomi »(la chienne).

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