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FT 17 Renault (France)

Caractéristiques
Renault FT 17
Équipage : 2 hommes.
Poids : 6,485 t.
Moteur : Renault à essence de 4 cylindres développant 35 ch (26 kW).
Dimensions : longueur, avec la queue de stabilisation, 5 m; largeur, 1,71 m; hauteur, 2,133 m.
Performances : vitesse maximale, 7,700 km/h; autonomie, 35,400 km.

Ses ori­gines remontent aux propositions faites dès 1915 par le clairvoyant général Estienne, qui voyait bien l'utilité d'un blindé léger pour le soutien direct à l'infanterie. Ce n'est toutefois qu'au milieu de 1916 que les usines Renault furent impliquées dans le projet ; elles entreprirent la mise au point d'un modèle pour lequel l'armée avait déjà passé une précommande de plus de mille exemplaires.

Il fut prêt à la fin de l'année. C'était un char biplace armé d'une mitrailleuse, qui ne suscita pas que des approbations. Il paraissait trop étroit, trop peu armé; pourtant, après confirmation de la commande initiale, les autorités militaires réclamèrent deux mille cinq cents exemplaires supplémentaires. Entre­temps un canon de 37 mm avait été installé sur l'engin, mais celui-ci conserva souvent sa seule mitrail­leuse d'origine.

Le FT 17 est l'un des premiers chars de forme « classique »: arme­ment monté sur une petite tourelle capable d'une rotation de 360°, chenilles placées de chaque côté d'une caisse mince. Il n'existait pas de véritable châssis, les éléments étant fixés directement - sur une caisse blindée. Le franchissement d'obstacles se voyait facilité par une queue de stabilisation à l'arrière et par deux grandes roues tendeuses à l'avant. Le moteur se trouvait der­rière l'habitacle où était installé l'équipage.

Devant l'importance des comman­des, Renault fut contraint de faire appel à la sous-traitance. Sollicités,les Américains acceptèrent, mais, comme ils insistaient pour cons­truire l'engin selon des méthodes strictement américaines, aucun des exemplaires construits par eux ne parvint à l'armée française avant l'armistice. En France, une struc­ture octogonale, réalisée avec des plaques de blindage plates, rem­plaça fréquemment la tourelle d'ori­gine en acier moulé. L'épaisseur maximale du blindage atteignait 16 mm. Le modèle de base connut d'autres variantes : char-canon FT 17, armé d'un canon de 37 mm, qui était le plus répandu; char­mitrailleuse FT 17, plus conforme au projet d'origine; char-canon Renault BS, équipé du canon de 75 mm (automoteur).

L'armée française prit livraison des premiers FT 17 en mars 1917, mais ne les lança dans la bataille qu'en mai 1918. Il était prévu de les utiliser massivement, mais les cons­tantes attaques allemandes ren­daient la chose difficile. Ils firent donc leurs débuts par petits grou­pes. Dès juillet, pourtant, les autori­tés militaires furent en mesure d'en réunir 480 unités lors d'une contre­attaque près de Soissons ; ils s'y dis­tinguèrent, et dès lors se montrèrent très efficaces en dépit des pertes.

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