Missile sol-air Rapier (Royaume-Uni)

Caractéristiques Rapier
Dimensions : longueur 2,24 m; diamètre 13,30 cm; envergure 38,10 cm.
Poids de lancement : 42,600 kg.
Performances : plafond maximal, supérieur à 3 000 m; portée maximale, supérieure à 6 500 m.

Le système antiaérien à basse alti­tude Rapier a été mis au point par la British Aircraft Corporation (aujourd'hui British Aerospace) pour répondre aux besoins de l'armée britannique et de la RAF, qui souhaitaient remplacer les canons Bofors de 40 mm en service par un missile sol-air mobile. L'étude du Rapier a commencé au début des années soixante, et les premiers modèles de série ont vu le jour en 1971.
Le système, dans sa version de base utilisable par beau temps, se compose de l'unité de tir, d'un viseur optique et d'un groupe élec­trogène. L'unité de tir comprend quatre missiles prêts à l'emploi, un radar de veille, un IFF pour l'iden­tification automatique des cibles, un dispositif de guidage et un ordina­teur. Le transport de l'ensemble est assuré par deux Land Rover à châs­sis long : la première tracte le lan­ceur et ses quatre missiles, le dispo­sitif de visée, le groupe électrogène et quelques engins de rechange; la seconde tire une remorque de réapprovisionnement.
La mise en ceuvre se déroule nor­malement comme suit : la cible est détectée par le radar, installé dans la partie supérieure du lanceur, puis interrogée par l'IFF ; si elle est ennemie, elle est acquise et sui­vie au moyen d'un viseur optique commandé par une manette de contrôle ; quand l'ordinateur confirme qu'elle est à bonne portée, un missile est lancé. Le chef de tir continue à suivre l'appareil ennemi, tandis que la caméra de télévision du dispositif de visée mesure la déviation entre le missile, dont la queue est munie de fusées de repé­rage, et la ligne de mire; les infor­mations recueillies sont fournies à l'ordinateur qui guide l'engin vers son objectif. L'ogive à haut pouvoir explosif est dotée d'une fusée à impact. Le réapprovisionnement est assez rapide : il se fait manuelle­ment quand la série des quatre mis­siles a été lancée.
Afin de rendre le système opéra­tionnel par tous les temps, la Mar­coni Space and Defence Systems a mis au point le radar Blindfire DN 181, tracté par une Land Rover ou un véhicule équivalent. La prise en charge et la poursuite de la cible sont, dans ce cas, entièrement auto­matiques.
La Royal Artillery a été équipée des deux versions (tractée et chenillée) du Rapier. La version Laserfire marque un nou­veau progrès par rapport au Rapier de base. Elle se compose d'une plate-forme qui peut être montée sur de nombreux véhicules et qui comprend un radar de veille, un viseur automatique à laser, une cabine de tir équipée d'un ordina­teur ainsi que de systèmes électro­niques d'affichage et de contrôle, quatre missiles en position de tir et un dispositif de guidage. Comme précédemment, la cible est détectée par radar, mais son acquisition, dans le cas où elle est hostile, se fait par le laser qui « se verrouille » sur elle et assure le guidage du mis­sile. Un voyant indique au chef de tir que l'objectif est à bonne portée. Il n'a plus alors qu'à commander le feu
.
Le Rapier a été utilisé pour la première fois en opérations dans les années soixante-dix, au début de la guerre entre l'Iran et l'Irak. Il équi­pait également la Royal Artillery aux îles Malouines, où il a obtenu une vingtaine de victoires dans des conditions très difficiles.
Il existe une version exportation Laserfile et une version de nuit Darkfire. La dernière version est le Rapier 2000 (entré e nservice en 1996) qui est une version améliorée du Blindfire (amélioration des logiciels, radar Dagger). La RAF envisage un remplaçant au Rapier vers 2020.

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