Missile sol-air Roland (France / République Fédérale d’Allemagne)

Caractéristiques Roland 2 / 3
Dimensions : longueur, 2,40 m; diamètre, 16 cm ; envergure, 50 cm.
Performances : vitesse, Match 1,5 ; portée, 6000 m ; portée de détectation radar, 16 km ; distance minimale d’interception, environ 500 m ; altitude minimale d’interception, moins de 20 m.

La société française Aérospatiale et la firme ouest-allemande Messerschmitt-Bölkow-Blohm, après avoir créé une filiale commune sous le nom d'Euromissile, ont com­mencé vers le début des années soixante l'étude d'un missile mobile sol-air à basse altitude, baptisé par la suite Roland. La France était chargée de la réalisation du modèle de base, tandis que la R.F.A. s'occupait de la version tout temps. C'est ce Roland 2 qui est à présent fabriqué en série, et c'est donc lui qui fait l'objet de la présente étude.
En R.F.A, le Roland est monté sur un châssis dérivé du Marder MICV, tandis qu'en France il est adapté sur l'AMX-30. Les Etats-Unis, pour leur part, utilisent l'obusier auto­moteur M109.
La procédure normale de mise en oeuvre du Roland 2 est la suivante : le radar Doppler à impulsions, monté sur une tourelle qui pivote à 60 tr/mn, détecte avions et héli­coptères dans un rayon de 15 à 18 km. Toute cible potentielle est identifiée comme amie ou ennemie par l'IFF du véhicule. S'il s'agit d'un appareil hostile, il est normale­ment acquis par un radar de suivi placé à l'avant de la tourelle, mais il peut également être visé par un dispositif optique s'il y a brouillage. Dans le premier cas, l'un des canaux du radar est asservi à la cible, tandis que l'autre couvre le missile. Ce dernier est repéré par un détecteur à infrarouge placé sur l'antenne au moment où il pénè­tre dans le faisceau du radar, après une course de 500 à 700 m. Sa déviation, calculée d'après l'angle cible/antenne et antenne/missile, est alors transmise à l'ordinateur, qui apporte les modifications voulues à sa trajectoire par radioguidage. Le système Roland permet au chef de tir de passer du mode de contrôle visuel au mode de contrôle radar après le lancement. Le mode visuel est toutefois préférable, car il est plus précis, surtout dans le cas de contre-mesures électroniques.
Le missile est propulsé par un moteur à deux étages à carburant solide. Il mesure 2,40 m de long pour un diamètre de 16 cm, une envergure de 50 cm et un poids au lancement de 63 kg. Sa vitesse de croisière est de l'ordre de Mach 1,6. Il est doté d'une tête explosive très puissante mise à feu par impact ou par fusée de proxi­mité électromagnétique.
La version montée sur châssis Marder ou AMX-30 permet de transporter deux missiles en posi­tion de tir, tandis que huit autres sont stockés à l'intérieur du véhi­cule, pour chargement automatique à partir de deux magasins rotatifs contenant 'chacun quatre engins.
Le Roland est utilisé par la France mais égale­ment par l'Argentine, le Brésil, l'Espagne, le Vénézuela, le Nigeria. Il en existe une version semi­mobile qui peut être montée sur châssis 6 X 6 ou utilisée en défense statique. Dans ses divers déploie­ments extérieurs, la France peut faire appel aux Roland pour assurer la protection de ses bases aérien­nes. Ce fut fait au Tchad lors de l'opération Manta, en août 1983.
En 1988, une version 3 entra en service avec une meilleure porté et une tête de 6;5 kg. Au milieu des année 90, une autre version VT1 fut mis en place et équipe actuellment l'armée française.

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