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Breguet 14 (France)

Caractéristiques Breguet 14 A.2
Type : biplace de reconnaissance.
Moteur : 1 moteur à pistons en ligne Renault 12Fe de 300 ch.
Performances : vitesse maximale, 184 km/h; plafond pratique, 6000 m; autonomie, 3 h.
Poids : à vide, 1030 kg; maximal au décollage, 1565 kg.
Dimensions : envergure, plan supérieur (avec ailerons d'origine), 14,36 m, ou (avec ailerons compensés), 14,86 m; plan inférieur (ailerons d'origine), 12,40 m, ou (ailerons compensés), 13,66 m; longueur, 8,87 m; hauteur, 3,30 m; surface alaire (ailerons d'origine), 47,50 m², ou (ailerons compensés), 49,20 m².
Armement : 1 mitrailleuse fixe Vickers de 7,7 mm montée sur le côté gauche du fuselage et 2 mitrailleuses Lewis de 7,7 mm sur anneau-tourelle dans l'habitacle de l'observateur, ainsi qu'une charge maximale de bombes de 40 kg.

Le biplan biplace à moteur tractif Breguet 14 vit le jour au cours de l'été 1916 sur les planches à dessins des ateliers de la firme, à Vélizy­Villacoublay. Construit en série de mars 1917 à 1928, il resta en service jusqu'en 1932.

La version de reconnaissance Bre.l4 A.2 était équipée d'un appa­reil photographique, d'un émetteur radio et de râteliers pour quatre bombes légères. Elle fut la première à être prise en compte par l'aéronau­tique militaire, au sein de laquelle elle remplaça les vieux Sopwith 1 1/2 Strutter au cours de l'été 1917. Elle devait équiper un certain nombre d'escadrilles de reconnaissance de tout premier plan, telles que les BR-11, 35 et 227, ainsi que de nom­breuses unités de réglage d'artillerie attachées aux régiments, d'artillerie lourde de l'Armée de terre française. Quant aux Bre.14 B.2 (variante de bombardement), ils devaient effec­tuer des raids sur les arrières de l'armée allemande. A la date de l'armistice, le Bre.14 B.2 allait équi­per les 15 escadrilles de la 1 " bri­gade de bombardement, tandis que le Bre.14 A.2 servirait au sein de douze escadrilles de reconnaissance diurne et de dix-neuf escadrilles de l'aviation des corps d'armée. Cha­cune des cinq divisions autonomes de l'Armée de terre disposait d'une escadrille de Bre.14 A.2. Enfin, 27 escadrilles de Bre.14 A.2 étaient rattachées aux régiments d'artillerie lourde.

Parmi les autres versions apparues pendant la guerre figurèrent le Bre.14 B.1, bombardier monoplace qui ne devait être construit qu'en un petit hombre d'exemplaires, et le Bre. 14S, appareil d'évacuation sani­taire. En 1917, en effet, un Breguet 14 avait été utilisé à titre expérimen­tal pour l'évacuation rapide des bles­sés depuis les premières lignes : en 1918, quatre Bre.14S, capables d'emporter chacun deux civières, allaient être mis en œuvre sur le front de l'Aisne.
Le Breguet 14 fut employé par quatorze escadrilles en Grèce, en Serbie et au Moyen-Orient jusqu'à l'automne 1918, mais c'est dans les colonies françaises d'outre-mer qu'il allait connaître ses heures de gloire dans les années vingt et trente. La version utilisée dans ce cas était le Breguet 14 TOE (théâtre d'opérations extérieures).

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