Raphael Shafrir et Python (Israel)

Caractéristiques Shafrir Mk 2
Dimensions : longueur, 2,47 m; diamètre du fuselage, 0,16 m; envergure, 0,52 m.
Poids de lancement : 93 kg.
Performances : vitesse maximale, Mach 2,5; portée, 0,500 à 5 km.
Charge militaire : 11 kg d'explosifs HE préfragmentés avec fusées de contact, de proximité ou à retardement

Python 3 
Dimensions : longueur, 3 m environ; diamètre du fuselage non communiqué ; envergure non communiquée.
Poids de lancement : 120 kg.
Performances : vitesse maximale, Mach 3; portée, 0,500 à 15 km.
Charge militaire : version améliorée de celle qui équipe le Shafrir.

La mise au point du missile à tête chercheuse à infrarouges Raphael Shafrir Mk 1 a commencé en 1961. Quatre ans plus tard, cet engin se révélait plus performant que le AIM-9 Sidewinder par bien des aspects, grâce en particulier à son fuselage de plus fort diamètre qui avait permis d'apporter de nom­breuses améliorations à ses compo­sants intérieurs.
C'est un missile du type « see-and-shoot » (voir et tirer) : lorsqu'une cible est à bonne portée, des signaux optiques et visuels aler­tent le pilote qui procède au tir. La tête chercheuse à infrarouges entre immédiatement en action et l'engin est dès lors entièrement autonome.
Le Mk 1 fut un modèle de présé­rie, et ce fut le Shafrir Mk 2 qui devint opérationnel en 1969. Depuis, il a été utilisé à de nom­breuses reprises en opérations contre les aviations arabes, monté sur les Dassault-Breguet Mirage IIICI ou sur les chasseurs IAI Ne­sher ou IAI Kfir de l'armée de l'Air israélienne. Il a aujourd'hui plus de 200 victoires à son actif, et sa pro­babilité de coup au but sur tir uni­que serait proche de 65 à 70 %. Les Shafrir qui armaient les IAI Dagger argentins au début de la guerre des Malouines n'obtinrent, quant à eux, aucun résultat, car ils furent tirés contre des cibles trop éloignées et situées hors de leur volume ­enveloppe efficace.
Au cours de l'invasion du Liban en 1982, les Israéliens mirent en service contre les Syriens un missile que les obser­vateurs identifièrent comme une version Mk 3 du Shafrir. Il s'agissait en fait d'un Python 3 air-air amélioré, dérivé d'un prototype montré pour la première fois en 1981 au Salon du Bourget. Le Python 3 est doté d'une tête IR plus perfectionnée, plus sensible et plus puissante que celle du Shafrir. Guidé comme ce dernier par l'intermédiaire de surfa­ces canard mobiles, il a une portée supérieure et peut attaquer une cible frontale.
Au milieu des années 80, le python 4 fut développé avec la caractéristique principale d'être du type "fire and forget". Durant les années 90, la version 5 du Python fut développé (intégration des systèmes Beyond Visual Range et Lock On After Lauch). Le Python 5 fut présenté au Paris Air Show en 2003. Il équipe depuis 2005 l'armée israelienne sur les F-15l et les F-16l.

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