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Blyskawica

Blyskawica (Pologne)

Caractéristiques

Calibre : 9 mm.
Longueur : 556 mm avec crosse dépliée.
Longueur, du canon : 197 mm.
Poids de l'arme chargée : 4,70 kg
Capacité du chargeur : 32 cartouches.
Cadence de tir : 550 à 650 coups/mn.
Vitesse initiale : 380 m/s.
 

 

Auteur : Andrzej Swaryczewski

L'occupation du territoire polonais par les hitlériens, résultat de la défaite de 1939, a créé une situation militaire entièrement nouvelle pour les Polonais. Une partie de l'armée a pu passer en France où elle a continué la lutte aux côtés de l'armée française. En Pologne, par contre, un mouvement de résistance se forme dès le début. Il est difficile d'établir une distinction entre l'activité des troupes régulières et celle de la Résistance en Pologne, car le dernier détachement régulier lutte encore seul, après la débâcle de toutes les grandes unités. C'est le détachement du commandant Dobrzanski dit "Hubal" qui, menant une tactique de guerre de guérilla, prend appui sur l'ensemble des forêts du centre de la Pologne jusqu'en avril 1940. Le commandant a donc été le dernier officier de l'armée régulière à poursuivre le combat - mais il a été aussi le premier maquisard sur le territoire national.

Les conditions de la lutte étaient telles qu'il fallait fournir des armes aux résistants. On n'avait pu sauver qu'une infime partie de celles d'entre les deux guerres. C'étaient pour la plupart des fusils qui, sous leur forme ordinaire, ne convenaient pas aux conditions de la Résistance, notamment dans les villes. On eut alors grandement besoin de pistolets et avant tout de pistolets mitrailleurs. On les obtenait soit en les achetant, soit en les prenant aux troupes allemandes. Mais c'était trop peu. Un certain nombre était fourni par les avions anglais qui les parachutaient dans le pays. Cependant, comme les bases aériennes étaient très éloignées, ceci avait lieu rarement et ne pouvait couvrir qu'en très petite partie une demande croissante. Dans ces conditions, seule restait la solution alors adoptée : entreprendre la production clandestine de ces armes. Il faut dire ici que les recherches sur la fabrication d'armes polonaises sous l'occupation sont extrêmement difficiles. La conspiration était si bien organisée que, même après bien des années, il est impossible d'avoir accès à tous les matériaux historiques. Un fait peut ici servir d'illustration : une des plus grandes fabriques clandestines de pistolets mitrailleurs, qui travaillait à Cracovie en 1943-1944, n'a été connue qu'en 1975.

Dans l'entre-deux-guerres, l'armée polonaise n'était pas équipée en pistolets mitrailleurs. Cependant, le besoin s'en faisait sentir et, en 1938, on a commencé des travaux de construction qui eurent pour résultat la création du pistolet mitrailleur polonais modèle 38 "Mors". L'ingénieur Wilniewczyc en était le constructeur. En septembre 1939, seules quelques dizaines de P.M. Mors avaient été fabriquées. On les envoya dans diverses unités pour essais.

Au cours de l'occupation, de nombreux ateliers en Pologne ont cherché à fabriquer clandestinement des pistolets mitrailleurs. Le premier qui parvint à des résultats positifs fut celui de S. Tariski à Suchedniôw (Po-logne centrale). C'est là qu'ont été faites les tables de fabrication pour la production du pistolet Sten Mk II, dues à l'ingénieur K. Czerniewski. C'est là aussi qu'on entreprit de produire ces P.M. en "série. Ce même type était fabriqué à Varsovie et à Cracovie. En 1943, sont aussi apparus des pistolets mitrailleurs de conception polonaise. Il y en avait de plusieurs sortes, mais on n'en fabriquait en général pas plus de dix et quelques pièces détachées. C'étaient pour la plupart des objets fabriqués spontanément par les soldats du maquis, mais qui manquaient souvent de connaissance en matière d'armement. Cependant, le haut commandement de l'armée de l'intérieur (Armia Krajowa) dirigeait la production des armes en se basant sur les travaux des spécialistes d'avant-guerre, ce qui amena la production en série des P.M. Sten Mkll mentionnés ci-dessus et peu après, des pistolets mitrailleurs appelés "Blyskawica" Eclair, de construction polonaise.

Ce n'était pas la seule arme fabriquée par les ateliers clandestins en Pologne. Dès 1942, on fabriquait des explosifs, des grenades, on montait aussi des pistolets VIS qui, dans l'en-tre-deux-guerres, sortaient de la fabrique d'armes de Radom.
Le pistolet automatique "Blyskawica" a été conçu début de 1943 par l'ingénieur Zawrotny; la production en série commença à l'automne 1943. C'était une arme légère, à crosse pliante et avec un chargeur de 32 cartouches. Calibre 9 mm, type Parabellum. Pendant l'occupation, les soldats des groupements militaires du maquis avaient à leur disposition ces munitions mais elles n'étaient pas uniformes parce que provenant de diverses fabriques. Les 9 mm Para-bellum parachutées étaient de production anglaise, il y en avait d'allemandes, conquis sur l'ennemi ; il y avait enfin une certaine quantité de cartouches polonaises qui avaient été fabriquées dans l'entre-deux-guerres pour les pistolets VIS et les pistolets mitrailleurs Mors. Toutes ces munitions avaient des caractéristiques différentes qu'il était difficile de connaître dans la clandestinité.

Cependant, le pistolet mitrailleur fabriqué par les détachements de partisans devait être infaillible avec chaque sorte de munitions. Le problème fut résolu par l'ingénieur Czerniewski dès la production du pistolet Sten Mk II à Suchednièow. Signalons que ces P.M. étaient livrés avec des faux marquages anglais, afin que l'ennemi ignore l'existence d'une fabrication clandestine. Ne disposant pas de la caractéristique des cartouches, il a choisi un compromis en analysant le poids des culasses et la résistance du ressort de la culasse dans une dizaine de pistolets mitrailleurs allemands, anglais et américains. Cela lui a permis d'établir la moyenne du poids de la masse percutante et la force de résistance du ressort de la culasse, de sorte que l'arme marchait avec n'importe quelle munitions. Il a sans doute transmis ses expériences au constructeur du "Blyskawica", car -comme l'a démontré la pratique - ce P.M. tirait sans s'enrayer avec des cartouches allemandes, polonaises et anglaises.

La production en grande série de pistolets mitrailleurs dans la clandestinité devait se faire selon des principes entièrement différents de ceux du temps de paix. Tout d'abord, toutes les grandes fabriques avaient été réquisitionnées par les occupants; il ne restait donc qu'un certain nombre de petites fabriques et d'ateliers. Il fut décidé que la fabrication devait se faire en deux étapes. La première, c'était l'exécution des diverses pièces ; la seconde, c'était la finition de ces pièces (bronzage) et le montage du tout ainsi que les essais de tir. On confiait souvent à des ateliers étrangers à la conspiration la production de parties qu'il était difficile de reconnaître comme les éléments d'une arme à feu. Le plus grand atelier qui se chargeait du bronzage, du montage et des essais de tir était la fabrique de grillages métalliques de F. Makowiecki à Varsovie, à côté de l'église de la Toussaint (place Grzy-bowski). On avait creusé un passage souterrain menant de cet atelier aux caves d'une maison démolie en 1939, et c'était dans celles-ci que s'effectuaient le montage et le tir. Le tout était miné et disposait d'une sortie de secours par où devaient fuir les ouvriers en cas de découverte par les gendarmes. On transportait les P.M. soit à l'intérieur de balles creuses de carton, soit dans des rouleaux de grillages métalliques spécialement aménagés. La production des canons causait les plus grandes difficultés. Pour le "Blyskawica", ils étaient exécutés par l'un des ateliers qui fabriquaient les canons du pistolet mitrailleur polonais Sten et dirigé par l'ingénieur Czajkowski à Varsovie, rue Leszno. On y fabriquait des canons pour les Sten, les Blyskawica et les P.A. VIS. Ce même atelier montait aussi des P.M. Sten avec des canons qu'il produisait lui-même et des pièces confiées par d'autres ateliers. Il y avait là également un stand souterrain de tir pour essayer les pistolets mitrailleurs. En vue de camoufler la production d'armes, l'atelier exécutait officiellement les commandes des autorités allemandes d'occupation. En cas d'alerte, on retirait des machines-outils les pièces des pistolets mitrailleurs et on les remplaçait par les objets produits officiellement. L'opération ne durait que 47 à 52 secondes, y compris le temps de ranger les pièces d'armes usinées dans des caches spéciales. Jusqu'à l'insurrection de Varsovie, c'est-à-dire jusqu'au 1er août 1944, on a tourné dans cet atelier 40 000 canons pour les "Blyskawica" et les Sten polonais et l'on a monté environ 700 Sten polonais en entier. Il est difficile d'évaluer la quantité de pistolets "Blyskawica" qui y a été fabriquée. De l'avis de ceux qui y ont travaillé, elle est estimée à environ 10 000.

Les "Blyskawica" ont surtout servi pendant l'insurrection de Varsovie, mais quelques centaines d'exemplaires ont été envoyés dans le pays, aux détachements de partisans. Au cours des combats de rues, ce pistolet mitrailleur a prouvé sa valeur. Après l'échec de l'insurrection de Varsovie, le 2 octobre 1944, un certain nombre de "Blyskawica" est tombé aux mains des Allemands. Ceux-ci les ont probablement distribués à la police (Schutzpolizei) qui se servait d'armes automatiques non réglementaires, prises à l'ennemi. Il me semble que c'est là la raison pour laquelle J. Lugs, dans son ouvrage sur les armes à feu (Handifeuerwaffen, Berlin 1968), a décrit "Blyskawica" comme étant une imitation allemande de Sten.
Les collections polonaises possèdent trois exemplaires du pistolet mitrailleur "Blyskawica". Ils sont actuellement au musée de l'Armée polonaiseà Varsovie et proviennent des tombes des insurgés. On les a retirés lors de l'exhumation des corps. Deux d'entre eux sont endommagés, un seul s'est conservé en assez bon état.

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