Fusil-mitrailleur Lewis (International)

Caractéristiques
Mitrailleuse Lewis Mk 1
Calibre : 7,7 mm.
Longueurs : de l'arme, 1,25 m; du canon, 0,66 m.
Poids : 12,250 kg.
Vitesse initiale : 744 m/s.
Cadence de tir : 450 à 500 cartouches/mn.
Alimentation : chargeur camembert de 47 ou 97 cartouches sur le dessus de l'arme.

Le fusil-mitrailleur Lewis est mis dans la catégorie internationale, car, en dépit de ses origines américaines, il vit le jour en Europe. Son inventeur était un Américain, un certain Samuel Maclean, mais le principe de base fut réellement mis au point et « vendu » par le colonel Isaac Lewis, un autre Américain. Les autorités militaires américaines ne furent pas très intéressées par cette arme. En conséquence, Lewis emporta en Bel­gique son avant-projet qui fut très bien reçu puisqu'en 1913 commença la production pour le compte de l'armée de terre belge. Mais, l'année suivante, la production changea de pays et passa au Royaume-Uni où la Birmingham Small Arms (BSA) prit la suite du programme.

La production de la Lewis, que l'on désigna sous l'appellation de fusil-mitrailleur Lewis Mk 1, com­mença à la BSA pour le compte de l'armée de terre britannique. La rai­son en était simple. La fabrication d'une seule mitrailleuse Vickers pre­nait autant de temps que celle de cinq ou six Lewis. On était peu inté­ressé à l'époque par le fait que la Lewis fut légère et facilement por­table. Une fois en service, elle se révéla une excellente arme de com­bat qui offrait toute une panoplie d'utilisations tactiques. Elle fut un des tout premiers fusils-mitrailleurs. Facilement reconnaissable par son « camembert » sur le dessus de l'arme, on la vit bientôt partout sur le front de l'Ouest. Elle fonctionnait sur le principe des gaz. Au moment du tir, les gaz étaient récupérés à la sortie du canon pour actionner un piston qui repoussait le bloc de culasse avec son mécanisme et remontait un ressort à boudin sous l'arme, qui renvoyait tout à la posi­tion initiale.

Le mécanisme, à cause de sa complexité, exigeait un entre­tien minutieux qui n'éliminait nulle­ment les nombreux enrayages. Le « camembert » sur le dessus de l'arme était une source de problèmes surtout lorsqu'il lui arrivait d'être même légèrement endommagé. Le canon était au centre d'une chambre de refroidissement par air qui était censée utiliser un système de refroi­dissement par tirage forcé, mais l'expérience prouva que l'on avait surestimé les qualités de la chambre et que l'arme fonctionnait très bien sans elle. Les versions Lewis pour aéronefs n'avaient pas ce système de refroidissement complexe. Ce n'est qu'une fois que le F.M. Lewis eut été produit par milliers en Europe que les autorités militaires américaines prirent conscience du potentiel de cette arme.

La production pour le compte de l'armée de terre et de l'aviation américaines commença mais en calibre américain de 7,62 mm. C'est ainsi que la Lewis devint une arme vraiment internationale, surtout lorsque l'on sait que les Allemands avaient l'habitude de se servir de toutes celles qu'ils avaient capturées pour accroître leur arsenal. Cer­taines Lewis furent montées sur les premiers chars et beaucoup d'autres étaient en dotation sur les vaisseaux de la marine de guerre.

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