F.S.A. 1949-56

 

Encore un tour

Les événements de 1940 enrayèrent tout développement du F.A. modèle 1940. A la Libération, ce fut le rush sur le fusil automatique français qui devait remplacer les fusils Garand américains et donner à l'infanterie une arme à l'égal des meilleurs fusils alors en dotation dans les armées alliées.

 Une production mensuelle du F.A. mo­dèle 1944 (version à peine améliorée du F.A. modèle 1940) de 10000 exemplaires fut demandée et, sans attendre le lancement de la production, "l'article fut lancé sur le marché". Ainsi, la 185e édition des "Leçons du fantassin", de 1946, présente pour l'instruction du tirailleur le F.A. modèle 1944, arme destinée à l'équipement de la troupe en remplacement du fusil à répétition manuelle modèle 1936.

Comme en 1920, on en revenait à l'arme automatique pour tout le monde. Malheureusement pour le F.A. modèle 1944, la Seconde Guerre mondiale prit fin avant que son industrialisation ne commençât. Le conflit terminé, les besoins devenant moins urgents, on commença à s'inquiéter des propriétés du F.A. modèle 1944 à lancer la grenade à fusil, mais aussi à s'interroger sur le principe même du système de fonctionnement automatique d'un fusil qui datait quelque peu. Surtout qu'entre le pro-gramme de 1921 et la fin du second conflit mondial, était apparu le fusil d'assaut, ce fusil-mitrailleur léger et bon marché que l'on envisageait depuis plusieurs décennies. Avec le "Sturmgewehr" et sa munition de 7,92 mm courte, les Allemands avaient montré la voie. Faire un fusil semi-automatique à l'égal du Garand et du Simonov, n'était-ce point prendre une guerre de retard ?

Dans le programme de 1946 pour l'armement de petit calibre, on envisagea de doter tous les combattants d'une arme tirant par rafales, genre "Sturmgewehr" ou U.S. M2. Le fusil semi-automatique redevenant alors une arme pour bons tireurs ; décidément, on n'échappe pas à son destin.

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