F.S.A. 1949-56

 

Le vieux rêve de l'automatisme

Dès la fin du XIXe siècle, l'idée de doter la troupe d'un fusil à répétition automatique devint, pour les militaires, une réa-lité avec la possibilité d'utiliser les gaz du premier coup tiré pour enclencher un cycle mécanique permettant d'introduire automatiquement la cartouche suivante dans la chambre de l'arme.

En France, les études débutèrent vers 1896 pour déboucher très rapidement sur des prototypes dès l'aube du XXe siècle. Par ce moyen, les militaires français pensaient pouvoir prendre la supériorité du feu sur l'ennemi potentiel de l'époque, à savoir l'armée allemande, qui venait de s'équiper du "fin du fin" en matière d'arme à répétition manuelle : le Mauser 1898.

Malheureusement, la cartouche réglementaire de 8mm modèle 1886, vu sa forme bouteille, ne s'adaptait guère à l'automatisme. En introduisant le fusil automatique, les Français espéraient ne devoir changer qu'une partie de leur système d'armement d'infanterie mais, la munition ne "jouant pas le jeu", il ap-parut rapidement qu'il fallait changer non pas une partie du système, mais tout le système. Les trois millions de fusils modèle 1886-1893 du général Boulanger allaient coûter très cher.

Des essais de munitions en calibre 6,5 mm ou 7 mm à haute vitesse initiale furent effectués par l'A.P.X. et quelques dizaines de fusils automatiques essayés en corps de troupe. Tout cela n'alla pas très loin et l'approche de la guerre mit un terme provisoire à l'idée de doter chaque combattant d'un fusil à répétition automatique.

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