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Canon de bataillon Type 92 de 70 mm
(Japon)
Caractéristiques Type 92
Calibre : 70 mm.
Longueur du canon : 0,62 m.
Poids : en action, 212,470 kg.
Pointage en site : - 10° à + 50°.
Pointage en azimut : 90°.
Vitesse initiale : 198 m/s.
Portée maximale : 2 745 m environ.
Poids du projectile : brisant, 3,795 kg.

En dépit d'un aspect assez surprenant, le canon de bataillon Type 92 de 70 mm compte parmi les armes de soutien à l'infanterie les plus réussies de toute la Seconde Guerre mondiale.

Distribué à tous les bataillons de fantassins japonais, il pouvait être mis en oeuvre de diverses façons : comme arme de batterie, ou, plus fréquemment, de façon individuelle, pour des tirs de harcèlement.

Il était, au demeurant, de conception tout à fait moderne. Sa bizarrerie d'allure tenait avant tout à un canon court posé sur un affût installé sur deux grandes roues lenticulaires en acier. Des chevaux ou des mules se chargeaient généralement de le tracter mais - de façon typiquement japonaise - le support comportait assez de points de prise pour qu'on puisse, sur de courtes distances, en charger des soldats. Au besoin, il restait toujours possible d'ôter le bouclier pour en diminuer le poids, et les roues reposaient sur des essieux coudés qui, tournés à 180°, permettaient d'abaisser la silhouette de l'arme.

Le Type 92 faisait usage de projectiles brisants, mais aussi de fumigènes et de shrapnells, en cas de combat rapproché en terrain dégagé. Il faut également citer un obus perforant assez peu efficace. Sa portée maximale ne dépassait pas 2 745 m, et, dans les faits, sa portée effective atteignait à peine la moitié de cette distance, mais cela n'avait pas grande importance : le canon ne disposait de toute façon que de systèmes de visée très rudimentaires, et il n'était généralement mis en oeuvre que contre des cibles bien visibles à partir de la batterie.

Il servait à l'attaque aussi bien qu'à la défense, en des tirs directs ou plongeants très efficaces; certains rapports établis par des officiers alliés signalent qu'il fut même utilisé à la façon d'un mortier. Les Japonais élevèrent les tirs de harcèlement en pleine jungle à la dignité d'un art véritable. Un petit groupe d'hommes traînait un Type 92 vers l'ennemi, tirait quelques obus sur une cible reconnue à l'avance, puis se hâtait de gagner une nouvelle position, ou se retirait purement et simplement. Une astuce aussi élémentaire permettait parfois de tenir sur le pied de guerre d'importantes forces alliées.

Bien qu'officiellement considéré comme un canon, l'engin utilisait une charge propulsive variable et pouvait tirer dans le registre supé¬rieur (c'est-à-dire selon un angle de tir supérieur à 45°), afin d'atteindre des cibles situées à 100 m à peine. Les obus hautement explosifs se montraient d'une efficacité redoutable, tandis que les shrapnells parvenaient souvent à briser les assauts massifs lancés par l'infanterie adverse, notamment chinoise.

Petite pièce d'artillerie, de faible portée, tirant des projectiles de poids limité, le Type 92 remplit pourtant son rôle à la perfection.

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