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Canon d'infanterie lourd de 150 mm modèle 1933
(Allemagne)
Caractéristiques sIG 33
Calibre : 149,1 mm.
Longueur : du canon, 1,65 m.
Poids : en action, 1 750 kg.
Pointage en site : 0° à + 73°.
Pointage en azimut : 11,5°.
Vitesse initiale : 240 m/s.
Portée maximale : 4 700 m.
Poids du projectile : 38 kg.

L'armée allemande réclama au début des années vingt deux types de canons d'infanterie : un canon de 75 mm et un obusier de 150 mm, qui devait lui servir de pendant « lourd ». La mise au point de ce second type d'arme se fit à un rythme très lent : commencée en 1927, elle n'aboutit pas avant 1933, date à laquelle l'engin fut officiellement accepté par les responsables militaires. Encore fallut-il attendre 1936 pour que les premiers exemplaires soient distribués à raison de deux par bataillon d'infanterie.

Bizarrement, la désignation officielle en faisait un canon - 15-cm schwere Infantriegeschütz 33, en abrégé 15-cm sIG 33 (canon d'infanterie lourd de 150 mm modèle 1933). Il s'agissait pourtant bel et bien d'un obusier, reconnaissable à son canon court reposant sur un affût très lourd. Sur les premiers modèles, les roues, en acier embouti, avaient des jantes métalliques qui devaient permettre le remorquage par des che-vaux de trait, mais les formations mécanisées bénéficièrent plus tard de jantes en caoutchouc. Une fois de plus, Rheinmetall Bôrsig était responsable de la conception d'ensemble, même si la fabrication proprement dite restait assurée par plusieurs constructeurs. Pour une fois, les concepteurs s'abstinrent de toute innovation superflue en dessinant une arme très classique, peut-être un peu trop : car le respect des normes établies faisait du sIG 33 un engin trop lourd pour remplir son rôle de canon d'infanterie. Son remorquage exigeait un grand nombre de chevaux, et une fois en position, le déplacer de nouveau se révélait'très difficile. Diverses tentatives visant à alléger l'affût par l'emploi d'alliages légers n'aboutirent pas.

Tout au long de la guerre, les sIG 33 furent en majorité remorqués par des chevaux, bien qu'à l'occasion, camions ou véhicules semi-chenillés aient également rempli cette tâche. Celle-ci n'en restait pas moins éprouvante, et ce n'est qu'avec l'apparition de châssis chenillés automoteurs que l'arme put donner toute sa mesure, assurant un solide appui de feu grâce à la mise en oeuvre de projectiles très variés. Les châssis étaient le plus souvent ceux de chars d'assaut qui ne pouvaient plus faire face aux exigences de la guerre de blindés.

Comme toutes les armes de cette époque, le sIG 33 disposait sur le papier d'une certaine capacité anti-char, grâce à ses obus à charge creuse. Ils se révélèrent à l'usage assez peu convaincants : un projectile de 150 mm brisant pouvait aussi bien détruire un blindé, et sa fabrication soulevait beaucoup moins de problèmes. Pour des cibles vraiment résistantes (casemates, bunkers, positions renforcées), le sIG 33 faisait usage du Stielgranate 42, un projectile chargé par la bouche et guidé jusqu'à son objectif par des ailettes. Ce type de munition n'avait qu'une portée limitée.

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