Tagged under: 1939-1945 , Royaume Uni ,

Mortier ML de 76,2 mm, Ordnance
(Royaume-Uni)
Caractéristiques Mortar, 3-inch Mk II
Calibre : 76,2 mm.
Longueur : hors tout, 1,29 m; du canon, 1,19 m.
Poids : en action, 57,200 kg.
Pointage en site : + 45° à+ 80°
Pointage en azimut : 11°.
Portée maximale : 2 515 m.
Poids du projectile : HE, 4,540 kg.

Le mortier Stokes, apparu en mars 1917, fut le premier mortier de 76,2 mm de l'armée britannique. Il y resta en service bien des années après, sans connaître de modifications profondes, en raison des restrictions budgétaires de l'entre-deux-guerres . La conception d'ensemble fit pourtant l'objet d'un travail de recherche suffisamment avancé pour qu'au début des années trente les responsables décident de faire de l'Ordnance, ML Mortar, 3-inch l'arme d'appui de feu réglementaire de l'infanterie. Ce mortier Mk II fut mis en oeuvre lors du déclenchement des hostilités en septembre 1939. Par rapport au modèle originel, le Mk I de la Première Guerre mondiale, il comportait de nombreux changements, notamment en ce qui concernait les munitions, et l'influence fran¬çaise du Modèle 27/31 de Brandt y était sensible.

Les premiers combats permirent de se rendre compte très vite que l'arme, si solide et fiable qu'elle fût, manquait de puissance : la portée des premières versions, par exemple, ne dépassait pas 1 450 m, alors que le GrW 34 de 80 mm, leur homologue allemand, atteignait jusqu'à 2 400 m. De nombreux essais menés sur des charges propulsives de type nouveau permirent d'arriver à 2 515 m. Les difficultés semblaient donc surmontées, mais la production de ces charges demandait du temps, et les troupes britanniques de première ligne durent souvent recourir à des armes allemandes ou italiennes, en particulier en Afrique.

La conception d'ensemble connut également des modifications. Les versions ultérieures de l'arme dispo¬saient d'une plaque de base revue et de meilleurs systèmes de visée. Un modèle spécifiquement destiné à l'Extrême-Orient (le Mortar, 3-inch Mark V) fut même mis au point, mais seuls cinq mille exemplaires sortirent des chaînes de montage. Les divi-sions aéroportées en utilisèrent une partie. Le mortier de 76,2 mm parvenait généralement démonté en trois parties sur le théâtre des opérations, porté par ses servants, mais les bataillons mécanisés les amenaient à pied d'oeuvre à bord de véhicules de transport spécialement équipés. L'engin, placé à l'arrière, était prêt au réassemblage pour usage normal au sol. Il ne pouvait donc tirer depuis le transporteur. Celui-ci, toutefois, convoyait également ses munitions. Les largages par parachute s'effectuaient grâce à des conteneurs, trois en tout, dont chacun abritait un élément de base (canon et bipied, plaque de base, munitions).

Le mortier de 76,2 mm tirait avant tout des projectiles hautement explosifs et fumigènes, encore qu'il ait été prévu d'y adjoindre des obus éclairants. En choisissant bien l'angle de tir et en variant la charge explosive, on pouvait espérer atteindre une cible distante de moins de 120 m, détail précieux lors de combats rapprochés.

Si l'arme n'a jamais bénéficié du respect qui entourait ses opposants, elle se révéla, une fois résolus les problèmes de portée, tout à fait fiable, restant en service au sein de l'armée britannique jusque dans les années soixante. 

 

Showcases

Background Image

Header Color

:

Content Color

: