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Mortiers légers soviétiques
(Union Soviétique)
Caractéristiques 50-PM 40
Calibre : 50 mm.
Longueur : du canon, 0,63 m; de l'âme, 0,53 m.
Poids : en action, 9,300 kg.
Pointage en site : 45° à 75° (fixé).
Pointage en azimut : 9° à 16°.
Portée maximale : 800 m.
Poids du projectile : 0,850 kg.

82-PM 41
Calibre : 82 mm.
Longueur : du canon, 1,32 m; de l'âme, 1,22 m.
Poids : en action, 45 kg.
Pointage en site : + 45° à + 85°.
Pointage en azimut : 5° à 10°.
Portée maximale : 3 100 m.
Poids du projectile : 3,400 kg.

107-PBHM 38
Calibre : 107 mm.  
Longueur : du canon, 1,57 m; de l'âme, 1,40 m.
Poids : en action, 170,700 kg.
Pointage en site : + 45° à + 80°.
Pointage en azimut : 6°.
Portée maximale : 6 315 m.
Poids du projectile : 8 kg.

Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique a recouru massivement à des mortiers de types très variés. Il s'agissait généralement d'armes fiables et bien conçues, souvent plus lourdes que les modèles utilisés par les autres belligérants, mais d'une grande robustesse.

Au cours des années trente, les concepteurs soviétiques, suivant en cela les conceptions de l'époque, mirent au point plusieurs mortiers d'infanterie légers d'un calibre de 50 mm. Ils s'intéressèrent aussi, pen¬dant un moment, à un modèle dont le canon avait un calibre de 37 mm, et qui, de surcroît, pouvait servir d'arme de tranchée. Tous ces efforts aboutirent finalement à la création d'une série inaugurée par le 50¬PM 38, désigné 5-cm Granatwerfer 205/1(r) par les experts de l'armée allemande.

D'une conception très classique, l'arme faisait usage d'évents de gaz, placés à la base du canon, pour en modifier la portée; le canon lui¬même pouvait, par ailleurs, prendre deux positions sur son bipied. Des difficultés à la production amenèrent son remplacement par le 50-PM 39 (5-cm Granatwerfer 205/2[r] pour les Allemands), sur lequel les évents avaient disparu. Les servants pouvaient désormais se borner aux méthodes habituelles d'élévation du bipied. Mais ce mortier, bien que très efficace, connut les mêmes pro¬blèmes que son prédécesseur, et céda à son tour la place au 50¬PM 40. Ce dernier, conçu en vue d'une production de masse, était doté d'une plaque de base en acier embouti, tout comme le bipied; mais celui-ci utilisait une nouvelle méthode, très simple, de mise au niveau du canon. Le 50-PM 40 sut faire ses preuves au combat, en dépit d'une portée un peu limitée. Une variante ultérieure, le 50-PM 41 (5-cm Granatwerfer 200[r] selon la terminologie allemande) ne compor¬tait plus de bipied, remplacé par un étrier de fixation rattaché à la pla¬que de base. Il disposait, par contre, d'un système d'évents des gaz. Les Soviétiques n'en produisirent qu'un nombre réduit, car le 50-PM 40 gardait la priorité. Les Allemands en faisaient grand cas : de nombreux exemplaires tombèrent entre leurs mains, et ils s'empressèrent d'en faire usage après les avoir rebaptisés 5-cm Granatwerfer 205/3(r).

Tous ces mortiers étaient mis en ceuvre au niveau de la compagnie ou de l'escouade. Ceux attribués aux bataillons avaient un calibre de 82 mm. On distingue trois modèles différents au sein de ce dernier groupe. Le 82-PM 36 copiait purement et simplement le Brandt modèle 27/31. Les Allemands l'appelaient le 8,2-cm Granatwerfer 274/1(r). Le 82-PM 37, version revue du précédent, comportait des ressorts de recul afin de réduire l'effet des tirs sur le bipied (8,2-cm Granatwerfer 274/2[r] pour l'armée allemande). Enfin, le 82-PM 41, profondément modifié, pouvait accueillir des roues montées sur les extrémités du bipied, ce qui permettait de le remorquer à la main. Il était, par ailleurs, construit en acier embouti, pour en faciliter la production (désignation allemande : 8,2-cm Granatwerfer 274/3[r]).

 

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