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Les grenades antichars (Royaume-Uni / Etats-Unis / Union Soviétique)

Les Britanniques disposaient de trois sortes de grenades à main antichars. La première, la grenade à main anti­char n° 73, aussi appelée bombe a Thermos » en raison de sa forme et de son volume, avait un simple effet de souffle sans action sur un blindage, et elle servait surtout à réaliser des destructions. Plus cou­rante était la grenade à main anti­char n° 74 (ST), ou « sticky bomb », enveloppée d'un produit adhésif qui lui permettait de rester fixée sur le flanc de l'engin qu'elle atteignait. La partie collante se trouvait normale­ment entre ;leux moitiés d'obus qu'on séparait avant le lancement. Mais cette grenade avait le défaut de se coller n'importe où, même avant d'avoir été lancée, si bien que son utilisation resta limitée.

La meilleure des trois grenades britanniques était la grenade à fusil antichar n° 68, encore dénommée a Hawkins Grenade ». Elle devait être lancée ou posée comme une mine pour briser les chenilles des chars. Elle était munie d'un allumeur à écrasement et sa charge explosive représentait la moitié de son poids de 1,020 kg. Elle était mise en grap­pes pour obtenir un meilleur résul­tat. Les Allemands en saisirent de telles quantités avant l'évacuation de Dunkerque qu'ils s'en servirent pour les champs de mines du mur de l'Atlantique sous l'appellation de Panzerabwehrmine 429/1(e).
La grenade à fusil antichar n° 68 était tirée à l'aide du fusil n° 1 Mk III équipé d'un manchon, ou encore du Northover Projector. Elle fut aban­donnée à partir de 1941, parce qu'elle ne provoquait de dommages qu'aux véhicules très légèrement blindés.

Équivalent américain de la gre­nade n° 68, la grenade antichar à fusil M9A1 était beaucoup mieux conçue. Elle était lancée à l'aide d'un dispositif M7 adapté au fusil Garand M1, ou M8 monté sur la carabine Ml. Elle pesait 0,590 kg, et sa tête de 0,113 kg était munie d'une fusée à percussion montée sur son extrémité en acier mince et d'une queue en forme de couronne qui la stabilisait sur sa trajectoire. Son pou­voir de destruction antichar était négligeable, mais elle resta en ser­vice pendant un certain temps, car elle pouvait encore servir pour s'atta­quer à des blockhaus.

Les Soviétiques avaient eu ten­dance à négliger les grenades aussi bien que les fusils antichars, et, en 1940, ils durent se hâter pour se doter de l'arme qui leur manquait. Ils réalisèrent d'abord la RPG 1940, sorte de grenade en forme de court bâton, qu'ils décidèrent de rempla­cer par la suite en raison de l'insuf­fisance de ses performances basées sur son seul effet de souffle. La VPGS 1940 de la même époque était une grenade à fusil munie d'une lon­gue tige qu'on enfonçait dans le canon du fusil avant le tir. Elle ne connut pas un grand succès. La meilleure grenade antichar soviéti­que de la guerre a été la RPG adop­tée en 1943. C'était une grenade à main comparable à la Panzerwurf­mine allemande, mais elle traînait dans sa queue deux rubans de toile afin de maintenir sa charge creuse pointée vers la cible.

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